auteur de théâtre français, contemporain, dramaturge professionnel et indépendant

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Théâtre...

Les 20 pièces éditées...

Des extraits

On écrit peut-être des romans uniquement pour provoquer la vie, la forcer à s’adapter à nos rêves.
Pourquoi est-il venu ?

La brune : - Naturellement, sa proposition n’est pas venue par hasard ! Les hommes sont de grands enfants : ils pensent toujours qu’on leur dit oui alors que c’est nous qui les avons choisis.
Ex mannequins

Aurélie : - Alors c’est vrai, c’est un milieu guère fréquentable, le show-biz ?
Odette : - On y vieillit vite : regarde, moi, j’avais 17 ans, et je les ai plus.
Aurélie : - Je te rassure, ça arrive aussi chez les comptables !
Odette : - Peut-être, mais elles ne s’en aperçoivent pas !
Aurélie, à Delphine : - Faut pas essayer de comprendre, Odette est gasconne.
Neuf femmes et la star

Vous allez aimer, aimer la vie, et peut-être même un jour rencontrer un être sur le même chemin que vous, un être de connaissance, de questionnement.
La baguette magique et les philosophes


La vie n’est pas ce que l’on nous fait croire.
La baguette magique et les philosophes


C’est simple : six bons numéros au loto, y’a que ça pour devenir riche sans magouiller. Puisqu’elle n’est pas chanteuse !
Ça magouille aux assurances


Le jour où tu crois pouvoir te reposer sur ce que tu as fait, autant aller garder des moutons au Burkina Faso !
Pourquoi est-il venu ?


Bernadette : - Vous me faites peur !... parfois je dois me pincer quand je vous entends. Si je ne vous connaissais pas je vous croirais.
Claude : - Hé bien, tu vois, c’est l’essentiel.
Bernadette : - Mais ne vous coupez pas de notre électorat traditionnel.
Claude : - Mais ils sont comme toi, maman, ils nous connaissent !
Avant les élections présidentielles


La brune : - À notre âge, nous avons fait le tour des hommes. On ne nous bluffe plus avec quelques belles phrases et des diamants de dix carats. On regarde de haut ces dragueurs d’aéroports et réceptions, on les laisse aux petites donzelles déstabilisées par trois galanteries et de vagues promesses.
Ex mannequins

Aurélie : - Tu ne lui as jamais mis trois claques ?
Odette : - Il les a eues... (Odette devient sombre) Mais rien, là vous ne saurez rien, vous ne saurez rien de ma vie privée. C’est entre lui et moi, cette histoire, c’est ma vie privée (proche de pleurer, silence). Sa première guitare, vous pouvez regarder le mur, vous ne la verrez pas !… Je la lui ai fracassée sur la tête. Celle-là, c’est même pas la deuxième. La deuxième, c’est sa femme qui s’en est chargée. Tête à guitare qu’on l’a appelé durant des mois !

Neuf femmes et la star

Lui : - Tu vas finir par penser comme ta mère, que ce n’est pas un travail de lire et d’écrire.
Elle : - Tu sais ce qu’elle a dit, que soit tu te remettrais à travailler, soit on va crever de faim.
Lui : - Vive le sud !
Elle : - Mais moi j’ai peur qu’ils essayent de me faire travailler. Surtout maintenant que je touche le RMI. Déjà à Douai, ils voulaient que je fasse une formation. Je crois que je vais être convoquée.
Lui : - Et au boulot ! Un contrat emploi formaté ! La plus belle des caissières, pour sourire aux portefeuilles sur pattes.
Elle : - Ah ! Non ! Je veux pas travailler… Faut que tu me fasses rapidement un enfant… Puis tu m’en feras un tous les trois ans, trois fois quatre, douze, plus vingt-cinq, trente-sept. Et à trente-sept ans avec quatre enfants, ils n’oseront quand même pas me faire travailler.
Lui : - On voit que tu as fait comptabilité !
Amour, sud et chansons


Stéphane : - Un jour les jeunes écrivains seront cotés en bourse. Tu te rends compte, si tu avais pris des actions du jeune écrivain, tu pourrais arrêter de travailler.
Nadine : - Mais si tu avais pris les miennes ! De toute manière, tu le sais, je suis contre le capitalisme.
Stéphane : - Pendant des années tu as vécu comme une française moyenne alors que j’étais rmiste. Il faut bien qu’il y ait une certaine logique. Etre écrivain c’est à plein temps !
Nadine : - Une française moyenne, tu exagères ! Si je ne te connaissais pas, je te prendrais pour un pistonné qui n’y connaît rien à la réalité !
Pourquoi est-il venu ?

Le fou ! Tout ça à cause de quelques rides ! Qu’est-ce qu’il croyait ! Un jour, même la chirurgie esthétique ne peut plus rien !
Neuf femmes et la star

La brune : - C’est une évolution finalement logique : les rockers et les acteurs sont de perpétuels inquiets. Ils te rendent la vie impossible. Ils pensent tous détenir l’originalité la plus exceptionnelle. Ils ne sont qu’adolescents attardés, assez ridicules même. On s’en lasse !
Ex mannequins

Elle : - J’ai peur de m’ennuyer, tu sais, sans télé.
Lui : - On ne s’ennuie jamais quand on fait de grandes choses.
Elle : - Tu avais préparé ta phrase.
Lui : - Mais non, je l’ai empruntée à Balzac.
Elle : - C’est pas du jeu ! Tu prends les phrases des autres, comment tu veux que je sache ce que tu penses ?
Lui : - Balzac a exprimé clairement ce qui est un peu confus dans ma tête, pourquoi m'en priverais-je. Ça sert également à ça les écrivains : donner des mots à nos pensées.
Elle : - Et c’est quoi, des grandes choses ?
Amour, sud et chansons


La blonde : - Avoir peur de mourir, c’est refuser la vie telle qu’elle est.
La brune : - Tu es devenue croyante ?
La blonde : - Je ne me pose pas la question ! Qu’un Dieu existe ou non, ça ne me concerne pas ! Même en suivant tous les raisonnements, j’en suis arrivée à comprendre que soit la mort sera la fin totale, donc il me faut vivre la vie au présent, ou soit quelque chose survivra, et alors il faut vivre la vie au présent car même les religieux ne prétendent pas que le corps survive. Dans cet hypothétique autrement, il sera toujours temps d’y penser, si ça arrive !
La brune : - Mais vivre pour préparer son au-delà ?
La blonde : - Je ne me pose pas de questions auxquelles je ne peux pas répondre.
Ex mannequins



Votre commentaire théâtral

- le 04 avril 2014 à 16 heures 29
par Nour : Merci de votre réponse.
J'étais tombée par hasard sur votre site, mais je ferai tourner le mot.
Ma recherche se situait dans le cadre d'un atelier de théâtre organisé dans une académie communale au cœur de Bruxelles.
Connaissant la plupart des professeurs, j'en parlerai.
Bien à vous,

auteur de théâtre français traduit en espagnol



Roman...

Extrait de quelques textes :

1) La fille du maire, le matin, me demande « ça va ? » À l’abribus. Dans son regard je comprends. Unique allusion extérieure à cette nuit-là.


2) La fois suivante est arrivée rapidement. Ma mère hurlait « au secours, à l’assassin. » Pas trop fort quand même ! Juste pour le persuader que les voisins pouvaient entendre mais assez bas pour qu’ils ne le puissent pas ! Elle avait aussi crié « va chez Lucien, qu’il appelle les gendarmes. » Mais j’avais retenu la leçon : je reste là, derrière le chêne, qu’il me pense reparti chez monsieur le maire, s’inquiète, retourne se coucher. Ma mère me l’avait répété plusieurs soirs (ça recommencerait, on le savait bien) : il faut lui faire croire que les gendarmes vont venir, vont l’embarquer s’ils le trouvent saoul...
Je tremblote donc derrière le chêne, fixant parfois aussi les fenêtres des voisins. Pas une lumière ne s’allume. Jamais une lumière ne s’est allumée. « Ils doivent pourtant entendre » pense l’enfant. Mais aussi : « Ils ont peur de lui, ils n’oseront jamais nous aider. »

3) Je voulais tant la sortir du naufrage... que je n’ai pas encore le recul suffisant pour bien comprendre mes maladresses.

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